photographies,etc

A venir

Publié dans PHOTOGRAPHIE / FOTO by maxime ballesteros sur décembre 28th, 2007

dès que je trouve un putain de labo /

zermatt, lausanne, genève, cannes, montpellier, prades, valence, lyon, berlin, berlin .

2007

Publié dans PHOTOGRAPHIE / FOTO by maxime ballesteros sur mars 14th, 2007

en cours / paris, prague, katowice, st étienne, berlin .

la-laitierew.jpg tramway-mal-fixe-katowicew.jpg salle-de-jeux-pargue.jpg cheval-blanc-parguew.jpg

pont-aux-suicides-praguew.jpg derniere-photo-dania-katowicew.jpg pont-et-mendiant-a-genou-praguew.jpg

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florentportraitw.jpg jb-sauvage-portrait3w.jpg senek-sans-lunettes-portraitw.jpg

polizei-berlin.jpg 31avril-berlin.jpg 31avril-mec-a-terre-berlin.jpg policiers-cote-a-cote-berlin.jpg punks-berlin.jpg crete-et-casque-berlin.jpg

fred-se-tatou.jpg benjo-tattou-flow.jpg ce-flou-typique-au-dimanche.jpg ce-flou-typique-au-dimanche3.jpg ce-flou-typique-au-dimanche2.jpg

trio.jpg piano-et-micro.jpg

jon-et-une-inconnue-dans-le-metro-parisw.jpg jon-et-pote-cramesw.jpg fred-et-un-inconnu-dans-le-metro-parisw.jpg

paris-un-soirw.jpg paris-un-soir-iiw.jpg dans-le-metro-parisw.jpg

cam-elodie-et-biancaw.jpg chez-camille-iiw.jpg w-tatoue-dans-la-cuisinew.jpg tatouage-a-la-maisonw.jpg

panoramiquemur.jpg panoramique-paris-sbsgw.jpg

jon-capuche-et-microw.jpg benjo-et-denis-repet2w.jpg

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avant propos ?

Publié dans PHOTOGRAPHIE / FOTO by maxime ballesteros sur février 27th, 2007

temps, souvenir .
accumulation de temps
entrés, sorties, passages .
ne pas défier
retenir son souffle .
le 24×30 cm
ecxlue le rapport au corps
suggérer le rapprochement
entre une tête et des images
tenter d’inciter à un rapport plus intellectuel que physique .
systématisme du format ?
un cliché qui n’existerait pas seul, les photos parlent entre
elles, s’appellent et se ponctuent .
la quantité
l’épaisseur, la collection
pouvoir ranger
addition
le faire prime sur le dire,
ou
l’acte prime sur le sujet
l’acte photographique et l’écriture comme moyen d’enregistrer,
comment avancer ?
en continuant ?
avec le voyage
présent
présence
souffle (retenu)
peur, et trique
désir
marque .
photographier sans retenue .
et classer . classer chronologiquement à défaut de le faire par
sujets ou séries .
telle situation et image faite, amène ainsi à la suivante .
mais rester flexible .
puis en faire des livres donc, des livres .
tourner une page serait très beau . revenir en arrière prendrai un
certain sens .
ce serait aussi un moyen d’utiliser le texte . comme ponctuation, ou
complément, ou trouble fête . //

// c’est le grand ménage, le moment que je redoute depuis 5 ans . le moment où on ne peut plus se tromper et dire on verra plus tard . plus tard quand je maîtriserai la technique, plus tard quand je me serai arrêté pour réfléchir, plus tard quand j’aurai retrouvé tous mes négatifs, quand jaurrai acheté des classeurs, quand on me demandera, plus tard quand ça deviendra une évidence, plus tardquand j’aurai lu ces livres épais et visqueux . quand ma tête aura durci. mais ce n’est pas arrivé . je n’ai jamais voulu me fixer de thème, de sujet . j’ai préfèré prendre pour contrainte des données techniques . bon .

à dire .
ma capacité à enregistrer est très faible . je l’ai endomagée et je ne retrouve jamais rien . à un moment j’ai délégué une part de ce travail à une machine . pour soulager un besoin de rendre registrable, de posséder : un temps , une connexion, ou une jambe . pas pour se souvenir mais bien pour s’approprier . rendre palpable, cumulable . garder quelque chose et le prendre, et ensuite pouvoir le rendre .

après cette première impulsion de la prise de vue il y le travail de laboratoire . et un regard presque complètement nouveau sur une image . plus qu’à la prise de vue la question de choix devient importante . je me retrouve devant des image très éloignées de ce qu’il me semblait avoir vécu .

il y a, je crois des photos et des non photos . dans une photos il se passe quelque chose, un certain rapport au monde, une sorte de chorégraphie qui rend compte de . d’une caresse, d’une rencontre, d’une époque, d’une présence, d’un poids, d’une belle érection . dans une non photo il y a presque les même éléments mais inertes . mal placés, plats .

donc .
deux phases de travail très différentes . une première impulsive, bancale, hasardeuse, sentimantale, ecxitante . et une seconde plus objective, et tournée vers l’autre . quand on fait le choix de tirer telle photo on sait qu’on va la montrer, qu’elle implique une notion de resposablilité .je crois que mes photos contiennent des tenatives d’approche à un monde qui m’échapperai sinon . et la peur de perdre, même de se perdre . ou quelque chose comme ça . elles sont en même temps un moteur ou prétexte au voyage, à la rencontre . à la recherche de mondes . impliquant une manière de regarder et de se déplacer, et une manière d’être au monde . disponible .

j’ai essayé de classer les photos par sujets . il y avait les portraits, les photos sur la route, celles d’intérieurs, celles de femmes, de l’intimité, et celles des autres . mais, ça ne fonctionne pas . elles se retrouvent isolées, ne respirent plus . telle personnage avait besoin de tel lieu, tel intérieur appelait telle route, etc . je les ai donc séparées par année, puis agencées à l’intérieur de chaque période, selon la chronologie, la sympathie de l’une à une autre, selon l’histoire . dans un souci de cohérence et de jeu .

quand au choix du format . rester dans une échelle qui force le rapprochement, incite a un rapport intime, au seul à seul . donc le 24×30 . qui permet aussi d’envisager un ensemble, un dialogue ou une crise peut être entre les photos .


page 40

Publié dans nouvelles, extraits . by maxime ballesteros sur février 20th, 2007

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k.

de quoi as- tu besoin . tu n’ es pas triste . tu n’as juste pas envie . de déjeuner, de rester ici, de retourner en france, de rendre visite à ta mère, d’aller au bar avec untel . de faire l’amour, de sortir dans la rue . de travailler . d’écouter cette putain de chanson . de dormir encore . tu n’arrives pas à retrouver ton sourire . ton corps te repousse . ta tête ne se cogne pas le cul par terre . elle ne rebondit pas . elle se resserre doucement . calmement . devient sêche et craque comme un affreux parquet . il ne reste plus rien pour te faire plaisir, pas même une petite pipe . ce à quoi tu t’ accroches d’habitude te semble n’être que de sombres conneries et tu vas préparer ton petit déjeuner . tu ne manges jamais salé le matin mais aujourd’hui tu fais du choux et des saucisses, avec des oeufs . tu écoutes les pas dans l’esclaier . ce n’est pas elle . tu as envie de gerber tes nerfs et les saucisses. tu n’es plus étonné par tes réactions . tu les subis sagement . tu t’assois quelque part et tu râles . comme un vieux cerf . vouté et encombré par ses gros bois .

 

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Publié dans nouvelles, extraits . by maxime ballesteros sur février 20th, 2007

 

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encore un whisky dans cette chambre minuscule . la fenêtre ne s’ouvre pas et c’est bientôt le mois d’août . tu baignes dans ta sueur . et tu es énervé . ça ne change pas beaucoup . tu es à charlton, loin du centre de londres . dans cette chambre minuscule . comme d’habitude tu pourrais être n’importe où, et comme d’habitude tu es ici pour une fille . A. . parfois, quand elle parle sa langue tu as peur . tu te sens comme dans cette chambre . tu te dis qu’elle est très loin . et comme ton terrain peut être étroit . de moins en moins . le temps aidant . tu es là depuis une semaine, A. un peu plus . vous ne trouvez pas de travail . toi tu n’y penses pas trop, tu penses à la chambre, à l’alcool, à ses gestes . aux chocs, aux cafés, aux chaussures vernies . et A. t’intrigue beaucoup . depuis le début . A. ne se plaint pas . A. vie comme si elle n’avait pas peur . A. ne dis pas je t’aime ou j’ai envie de toi . A. cherche du travail sur internet la nuit, et dans le rue journée . toi tu la suis . tu vas pleurer à la fenêtre le matin .

au bout de deux ou trois semaines tu ne sais plus, il commence à faire mauvais . tu as dégagé les affaires du petit bureau et tu regardes dehors . le vent, la facade de briques brunes, et la grosse bite de liverpool street que tu distingues très loin, à droite . tu prends froid et tu tombes en descendant du bus . à st james’s park, les écureuils mangent dans la main des personnes calmes, et viennent te demander des cookies . il y a aussi des renards affamés dans ta rue et tu as même vu un pélican . enfin tu crois . à londres on ne sent rien . loin d’être une ville fantôme, tu as pourtant la désagréable et permanente sensation que c’est une ville morte . en toc .

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Publié dans nouvelles, extraits . by maxime ballesteros sur février 20th, 2007

 

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tu es méchant . tu t’attaques aux mauvaises choses . tu te répètes n’imagine pas . n’imagine plus . alors tu n’auras plus peur . mais déjà tu sors les dents . tu t’installes brutalement sur la chaise la plus raide de ton petit monde et ne vois plus que des immondices . tes amis ont des tête de choux et les autres de blatte . tu entends aboyer tu entends tout . les jappements sont pour toi d’une limpidité inouïe rien ne t’échappe . tu analyses et interprètes les situations avec une habilité digne de ce nom . ton instinct est infaillible et ta rage sans limite . tu pourrais broyer des têtes entière dans le creux de tes mains coriaces si tu navais pas déjà avalé la majorité de tes doigts . tu vois bien que les blattes et les choux sont rongés par le vice dans leurs tenues de soirée .

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Publié dans nouvelles, extraits . by maxime ballesteros sur février 20th, 2007

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l’autre soir devant le globus, côté parking, il y avait un regroupement de chauve-souris dans les conifères, et jon avait peur pour ses cheuveux, moi à cause du vent . elles n’ont pas attaqué jon mais le vent à continué toute la nuit .

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Publié dans nouvelles, extraits . by maxime ballesteros sur février 20th, 2007

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mais que fais-tu ? ta tête se vide un peu plus chaque jour . il te reste la haine, la jalousie et la peur . et peut être un fond de blanc ou un carré de chocolat . il te reste une moitié de bite et un coeur informe . ton sens de l’humour à fondu avec le reste . bientôt tu ne banderas plus, plus jamais . tes cheveux recouvriront ton visage et tu t’assierras . il se mettra à pleuvoir et tu seras imperméable, une petite capuche te poussera dans le dos . mais pas de bottes . tu resteras pieds nus

 et tu gémiras .

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Publié dans nouvelles, extraits . by maxime ballesteros sur février 20th, 2007

 

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c’est en décembre que tout s’arrêta . je rentrais chez moi quand tu as appelé cet hiver . j’allais bien comme je te l’ai répondu au téléphone . moins d’une heure plus tard tu seras mort . presque deux ans après je n’en reviens toujours pas . j’ai mis longtemps à comprendre que tu avais fait ce choix par amour . aujourd’hui j’ai un trou au ventre qui porte ton nom . aujourd’hui je t’aime .

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Publié dans nouvelles, extraits . by maxime ballesteros sur février 20th, 2007

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Sans doute tout reviendra très vite dans l’ ordre . cette ville inconnue te sera déjà bientôt familière . et c’est sûrement lorsque tu ne prêteras plus attention à la musique si particulière des cloches de la grande église que tu seras bien ici . alors tu voudras partir à nouveau . tu ne parleras pas la langue du pays que tu quittes mais ça te sera égal . tu auras besoin de regret . dans quelques mois ou quelques années tu retourneras là bas . tu diras : j’ai été ici . j’ai mangé dans ce restaurant . j’ai baisé dans ce parc . tu seras remplie d’une mélancolie très agréable . peut être pour la première fois tu reconnaitras les photos que tu à prise là bas . et ce sera toujours ainsi, quelque soit l’endroit . il faudra que ce soit gentil, que ce soit doux . que ça ne te bouleverse pas trop . tu voudras manger au restaurant la cuisine locale, mais sûrement pas apprendre à la préparer . tu seras un de ces hommes qui ont tout vu mais tu continueras à mettre deux sucres dans ton café jusqu’à ta mort . tu prétendras te contenter de peu mais en réalité tu n’auras pas l’audace de chercher l’extraordinaire . il en faudra peu pour te décourager . tu es ce saumon qui ne remonte pas contre le courant .